Comment Se Faire des Amis et Influencer les Autres de Dale Carnegie

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    Livres pour formateurs

    Cela faisait longtemps que plusieurs personnes me conseillaient de lire, Comment Se Faire des Amis et Influencer les Autres de Dale Carnegie, une référence en matière de livre de développement personnel.

    Cette lecture était d’autant plus pertinente que son thème me semblait coller à 100 % à celui de ce blog. Ce que j’entends par « inspirant » fait allusion à l’impact que nous pouvons avoir, en qualité de professionnel et de formateur, sur notre entourage. Un livre traitant de la façon d’influencer son entourage ne pouvait que me motiver.

    J’ai donc profité d’un déplacement à l’étranger pour lire… enfin plutôt “écouter”, comme je vous l’expliquais dans cet article, Ne manquez plus jamais de temps pour lire.

    Il ne me faudra qu’un petit trajet de 2 h 30 pour en faire une première écoute.

    Comment se faire des amis

    Bref résumé

    Le but de cet article n’est pas de vous fournir un résumé des principaux points du livre. Et cela pour 2 raisons. D’abord, je pense sincèrement que vous gagneriez à le lire. Ensuite, d’autres en ont déjà fait le résumé, tel Olivier Roland, sur son Blog des Livres pour Changer de Vie (cliquez ici pour voir l’article.)

    Je désire plutôt m’attarder sur l’utilité de ce livre et son application dans le cadre de notre belle profession de formateur.

    Je vis donc juste vous placer le cadre en quelques lignes.

    Dale Carnegie nous présente, dans son livre, un retour d’expériences personnelles et de certains de ses proches en matière de relation interpersonnelle.

    Il relève que l’être humain est habituellement autocentré et que cela nuit à l’impact qu’il peut avoir sur les autres.

    De ce constat, il énumère un certain nombre de principes fondamentaux pour améliorer son influence sur les autres, tant au quotidien que pour éviter une controverse houleuse ou dans une situation de leadership. Cela va, de concepts simples (utiliser le nom, sourire…) à des attitudes plus complexes (comment motiver.)

    Dans les grandes lignes !

    Concrètement qu’est-ce que ça vous apporte ?

    De base, je pense que tout individu appréciera d’être considéré de bonne compagnie, respectueux et faisant preuve d’un leadership certain. Dans ce sens, le livre vous apportera du grain à moudre sur votre attitude dans vos relations interpersonnelles. (Je m’en suis personnellement pris pour mon grade, me poussant à me remettre en question 😉)

    J’en ai sorti 5 principes particulièrement pertinents dans le cadre de notre relation avec nos apprenants.

    Notre relation avec nos apprenants

    L’importance du nom

    Je ne sais pas vous, mais moi, j’ai du mal à retenir les noms.
    Enfin, c’est une croyance que j’ai.

    Alors, si j’ai un groupe pour un jour ou deux, je ne fais pas beaucoup d’efforts pour les mémoriser.
    Or Carnegie démontre l’importance que son nom revêt pour un individu. L’utiliser témoigne à ce dernier une considération le rendant plus amical à votre égard. Et je dois bien reconnaître que je préfère avoir des apprenants amicaux !

    Je vais donc m’efforcer, dès ma prochaine formation, à retenir les prénoms de mes apprenants et de l’utiliser pour les interpeller. Quitte à me faire un pense-bête pour la première fois.

    Ce que chacun désire

    Dale Carnegie nous explique que les individus sont préoccupés par leurs propres soucis.

    Vos propos gagnent en influence si vos interlocuteurs comprennent en quoi cela répond à leurs besoins.

     

    En qualité d’experts et de formateurs, nous sommes convaincus des méthodes et outils auxquels nous formons. Nous pouvons en être convaincus au point de ne même pas imaginer que quelqu’un d’autre puisse ne pas l’être. Mandatés pour former à cette expertise, nous nous lançons dès les présentations faites, dans notre matière.

    Le sujet de mes rêves

    C’est ce que j’ai vécu avec le Mindmapping. Je suis un fan de Mindmapping. Je l’utilise quotidiennement dans de nombreux aspects de ma vie. À chaque utilisation, je suis épaté par sa simplicité et sa puissance. Quand il m’a été proposé de former des élèves de filières techniques à l’utilisation du Mindmapping pour étudier, j’étais naturellement ravi.

    J’ai structuré mon contenu (à l’aide d’un Mindmap, of course) afin de leur permettre d’en comprendre les bénéfices, la structure et certaines de ses applications. Nous finirions en apothéose par un exercice pratique que nous définirions ensemble.

    J’ai donné ce module à plusieurs reprises. Si l’atelier se passait généralement bien, le constat, en fin de session, était toujours le même. Très peu d’élèves sortaient aussi convaincus que je ne l’étais. Certains me signifiaient même qu’ils ne désiraient pas s’y mettre (les autres étant trop polis ou réservés pour me le dire.) Impact 0 ou presque.

    Ce qui n’a pas marché

    En lisant « Comment se faire des amis », je me suis souvenu de l’analyse que j’avais faite de la situation : ma formation ne répondait pas à leurs préoccupations.

    Elle répondait à celle de l’école et des enseignants, préoccupés à donner des outils pour améliorer l’efficience et la réussite des élèves. Elle répondait aux miennes de prester des jours de formations dans des sujets qui me plaisent.

    Mais quel est le problème des élèves : terminer le dernier niveau de Red Dead Redemption II, organiser la sortie de samedi, voir sa copine, trouver un stage, éventuellement réussir le prochain test en fournissant un minimum d’effort. Certainement pas d’apprendre un outil dont l’adoption demande de l’engagement et un certain entrainement.

    Il est donc essentiel, pour un formateur, de relier sa matière à un problème connu et reconnu des apprenants.

    Laisser parler les apprenants

    Nous sommes passionnés par nos sujets. Il est simple pour nous d’en parler généralement des heures. Or Dale Carnegie nous décrit que pour s’attirer la sympathie et inspirer, il faut plutôt écouter l’autre. Le laisser s’exprimer. S’intéresser à ces propos. Lui proposer une situation et lui laisser la possibilité d’arriver lui-même à la conclusion.

    Voilà qui semble contre nature.

    Mais c’est une piste intéressante à explorer.

    Sans basculer dans les principes de classe inversée, il est possible d’instaurer un dialogue avec ses apprenants.

    J’aime particulièrement rebondir sur le vécu des apprenants et de ce qu’ils veulent bien partager.
    Le livre m’incite à tenter d’aller plus loin. Pourquoi ne pas faire énoncer une conclusion d’un sujet par les apprenants eux-mêmes ? Énoncer des postulats de base. En débattre, les expérimenter, et ensuite demander de modéliser le processus ou la théorie.

    Parvenir à un pareil résultat, n’est-ce pas la garantie de la bonne compréhension et assimilation de votre matière ?

    Je teste l’approche dès que possible. Je suis preneur également de vos retours d’expériences dans le domaine.

    Éviter les conflits

    Une section du livre aborde le fait de faire face à l’objection et à gérer les conflits.

    Que le formateur qui ne s’est jamais pris la tête avec un participant à cause d’une divergence de point de vue me jette la première pierre. (Aïe ! Mais, ça ne va pas la tête ? Ça fait super mal !)

    La méthode pour gérer les conflits est pour la moins originale : n’ayez pas de conflits.
    Si quelqu’un oppose ses arguments à votre expertise, ne rentrez pas dans le débat.

    La raison n’est que peu présente à ce moment, juste l’amour propre. Au mieux, votre interlocuteur battra de mauvaise grâce en retraite, rempli d’amertume.

    Carnegie nous enjoint à juste respecter notre interlocuteur. À ne pas lui signifier qu’il a tort… C’est plein de bon sens et c’est, pour moi, une sacrée leçon de résilience.

    Corriger des erreurs

    Il arrive que certaines formations intègrent des tests, examens et autres corrections d’exercice.

    « Comment se faire des amis » aborde la question dans sa dernière section liée au leadership.

    Pas moins de 6 chapitres s’y rapportent.

    Vous y trouverez une approche intéressante et bienveillante, qui est à même de renforcer la confiance de l’autre et de lui permettre de sortir grandi, même d’un échec.

    Le premier des principes est de commencer par des éloges, même en cas d’échec, de reconnaître les qualités de l’individu. Au lieu de « il n’y a pas grand-chose à dire : c’est raté », dites plutôt « ton assiduité et ta participation ont été un atout pour la formation et font ta qualité. »

    Ensuite, présentez l’erreur de façon indirecte. À un « tu n’as pas compris grand-chose » préférez un « tu gagneras à approfondir certains points de la matière qui ne sont pas encore maîtrisés. »

    Parlez également de vos erreurs : « Au début, c’était loin d’être clair pour moi également. Et j’ai dû m’y plonger presque exclusivement pour m’en sortir. »

    Ménagez son amour propre et permettez-lui de sauver la face.

    Donnez-lui une belle réputation à mériter et laissez sentir que l’erreur sera simple à corriger : « Comme tu es un gros bosseur, je suis certain que tu rattraperas cela rapidement » est à favoriser à « Comme tu es très fainéant, je ne vois pas comment tu vas pouvoir rattraper ça. »

    (J’avoue, je me suis fait plaisir sur les exemples.)

    Se faire des amis ?

    Alors, oui, « Comment se faire des amis …» est pertinent pour un formateur.

    Pas dans l’idée de devenir ami avec ses apprenants, mais pour les inspirer et les motiver.
    En les prenant en compte, en présentant les bénéfices qu’ils tireront de votre formation… vous vous attirerez leur sympathie et les rendrez heureux de vous suivre.

    Vous y découvrirez, j’en suis convaincu, une foule d’idées pour améliorer vos relations en formation. Bien au-delà des 5 principes que je vous ai présentés.

    Il y a un principe essentiel, qui est véritablement transversal à tout le livre, et je me dois de partager avant de clôturer cet article. Le principe sans lequel aucun autre n’a de sens : la sincérité.

    Ne feignez pas. Si vous complimentez, souriez, encouragez… dans tous les aspects de vos relations, soyez sincères !

    Et vous serez en bonne voie pour rester, tout au long de votre vie, des formateurs heureux, libres et inspirants.


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    Remarque : les liens vers les livres sont des liens affiliés. Je perçois une petite commission si vous l’utilisez pour les acheter. Cela me permet de continuer à faire vivre mon blog.

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    Categories: Livres

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    "Et si vous cessiez de vendre vos heures ?"